5 mythes qui entourent le sujet du chauffage

Dernière mise à jour : 2 nov.


1/ Couper le chauffage quand on est absent consomme plus car il faut remonter en température après ! FAUX

La littérature scientifique sur le sujet est claire et nette : il vaut mieux ne pas chauffer si on n'est pas chez soi. Dit autrement : le chauffage intermittent consomme moins que le chauffage continu (physiquement il ne peut en être autrement). Tout ce que l'on risque c'est qu'à la relance on ait besoin d'un peu de temps pour retrouver la température voulue : il faut soit anticiper, soit accepter que la pièce mette un peu de temps à chauffer. Mais si on vient d'un extérieur froid, on n'a pas forcément besoin d'une température élevée tout de suite.


Pourquoi en est-il ainsi ? Faisons une analogie : votre pièce est une passoire, et votre système de chauffage le robinet qui tente de maintenir le niveau d'eau dans celle-ci. Le niveau d'eau représente la température. Supposons également que votre passoire est plongée dans un évier où se trouve un peu d'eau, à un niveau constant, de sorte que le fond est immergé. Ce fond d'eau est la température extérieure. Une pièce bien isolée sera une passoire avec des trous plus petits, mais le raisonnement reste le même. Si votre pièce à une forte inertie (elle contient beaucoup de matériaux lourds), imaginez une éponge au milieu de la passoire. Supposons que vous voulez économiser l'eau et réduisez, ou fermez complètement, le robinet. Le niveau d'eau va descendre dans la passoire. Si vous attendez suffisamment longtemps, le niveau d'eau sera aligné à celui de l'évier (analogie : il fera aussi froid dans votre pièce qu'à l'extérieur). Puis vous voulez retrouver le niveu d'eau du début et vous réouvrez le robinet. Si vous l'ouvrez peu, le niveau remontera lentement. si vous l'ouvrez beaucoup, il remontera rapidement. Pensez-vous que vous aurez consommé plus d'eau que si vous aviez tenté de maintenir le niveau d'eau constant depuis le début ? Bien sûr que non.


D'où vient la croyance en une surconsommation à la relance alors? Probablement d'une confusion entre puissance et énergie. Lorsque vous voulez remonter en température, et surtout si vous voulez le faire assez vite, vous allez demander énormément de puissance à votre installation de chauffage (ouvrir le robinet en grand). Mais cela pendant un temps assez court. Or, l'énergie que vous payez, c'est la puissance * le temps.


Conclusion : une intermittence du chauffage fait gagner de l'énergie, dans tous les cas, mais peut impliquer des pics de puissance appelés au moment de la relance, qui donnent l'impression de consommer beaucoup.


Aller plus loin?

https://energieplus-lesite.be/theories/chauffage11/economie-realisee-grace-a-l-intermittence-du-chauffage/#:~:text=L'%C3%A9conomie%20est%20fonction%20du%20sur%2Ddimensionnement%20de%20l',nuit%20pourra%20%C3%AAtre%20plus%20faible.


2/ Se chauffer à l’électricité directe c’est la pire idée du siècle ! VRAI et FAUX : pas si on tire parti des avantages de l'électricité.

Si vous remplacez vos radiateurs et votre chaudière par des radiateurs électriques et que vous continuez à chauffer votre logement à 22°C partout et tout le temps, oui, alors c'est un non-sens total.


En effet, dans ce cas, une centrale, disons au gaz, va produire de la chaleur et la convertir en électricité avec un rendement de ±50% auquel on ajoute les pertes sur la ligne. Puis, chez vous, vous allez reconvertir cette électricité en chaleur avec un rendement de ±100%.

Bilan: il faut "2" gaz pour fournir "1" de chaleur finale. Alors que si le gaz était directement venu chez vous, votre chaudière (rendement de ±100%) aurait pu produire 1 de chaleur avec 1 de gaz (deux fois moins) car il n'y a pas la perte de 50% liée au passage par l'électricité.


Par contre si l'électricité permet de produire la chaleur exactement où et quand vous le souhaitez, sans perte, avec plus de réactivité, de mobilité, de flexibilité, de contrôle et précision et que ces qualités permettent de réduire d'au moins 50% le gaspillage et la quantité de chaleur nécessaire, alors le compte est bon ! D'autant plus si une partie de l'électricité est issue d'énergie renouvelable et/ou décarbonée.


Ainsi, si vous économisez 7200kWh de gaz en passant de 22