La transition vers un monde bas carbone est-elle possible sans sobriété énergétique? [non]

Ce lundi 4 mai nous avons eut le plaisir de suivre la séance de séminaire du GRICE [Le Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur la Crise Ecologique] ayant pour sujet: "Une transition bas carbone engage t elle nécessairement un régime de privation?". Dit autrement: si on veut limiter le réchauffement à 1,5 ou 2°C, transformer le secteur énergétique (renouvelable, électricité) sera-t-il suffisant, et possible? [Spoiler: Non]


Et, s'il faut se priver ou s'abstenir de consommer de l'énergie et des biens, dans quelle mesure, de quelle façon et dans quel cadre est-ce légitime?



Hervé Jeanmart (UCLouvain) pose les bases et nous présente les rouages entre énergie et économie, Jean-Pierre Raskin, ajoute les ressources et les matériaux à ce système pour finir de dépeindre le tableau et conclure à deux que oui, une transition vers une monde bas carbone est possible mais elle nécessite certains bouleversements sans précédents pour y parvenir, dont la nécessité de réorienter l'économie sur des choses plus essentielles (comme en période de guerre ou de reconstruction d'un pays) et de réduire drastiquement nos consommations de biens, d'énergie et de ressources.

Finalement, sur base de ces constats, Pierre André, philosophe, se pose la question de la légitimité de tout cela. Doit-on réellement se priver pour des générations futures dont on ignore tout? Faut-il fixer un cadre pour se priver collectivement ou laisser la liberté de la faire spontanément, individuellement ? Comment penser la sobriété?


Bon visionnage !